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HYPOTHESE SUR L’EDIFICATION DE DAR KHEDAOUDJ EL AMIA
Deux hypothèses d’édification sont retenues :

La première est celle dont parle Lucien GOLVIN dans «  Palais et demeures d’Alger ». Il situe la construction du palais aux alentours de 1570 par Yahia Rais (officier de la flotte algérienne).

La deuxième, d’après Albert  Devoulx, attribue sa construction à Hassan Khéznadji du Dey Mohamed ben Othman  au XVIIIème siècle pour sa fille Khédaoudj.

La légende algéroise raconte que cette princesse aurait perdu la vue en se contemplant dans son miroir, éblouie par sa propre  beauté.

Des sources  indiquent que Dar Khédaoudj el Amia, a été loué à  Jacob Bakri banquier  et argentier du dernier dey d’Alger. Bien auparavant, son père, Joseph Bacri avait été locataire de la maison.

Après 1830, la demeure fut louée par les héritiers de Khadaoudj, ses neveux, Nafissa et Omar, à un certain sieur Gautois.

De 1833 à 1839, en plus d’être la première Mairie d’Alger, la maison servit aussi de logement pour hautes personnalités françaises.

En 1947 une décision du Gouvernement Général d’Algérie attribue à Dar Khédaoudj El Amia le rôle de Service technique d’artisanat.

Ainsi, une exposition permanente des arts populaires est installée à Dar Khédaoudj El Amia.

En 1961, il devient musée des arts et traditions populaires.

Le 29 Septembre 1987, un décret érige Dar Khédaoudj El Amia en Musée National des Arts et Traditions Populaires.

Le musée conserve des collections qui ont été collecté depuis plus de cinquante ans. Le Musée National des Arts et Traditions Populaires est régit depuis 1989 par un organigramme :

L’administration générale
Le département de recherche et conservation
Le département animation et documentation

Le département recherche et conservation est chargé de conserver, étudier et enrichir les collections muséales. L’intégration de nouveaux objets au sein du musée se fait d’abord soit par achat, don ou prospections.

Le département animation est chargé de conserver la mémoire collective en faisant revivre des traditions, l’accueil du public, l’édition de documents, la gestion des archives, la bibliothèque, atelier d’initiation.

Le MNATP se rapproche aussi des écoles en élaborant des programmes étudiés selon les cycles (primaires, moyens, secondaires et universitaires).


LA CREATION DU MUSEE NATIONAL DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES
L’idée de la création d’un musée d’art populaire en Algérie remonte au début du siècle dernier, 1904, lorsque le gouverneur Général de l’Algérie à l’époque notant la déperdition de cet art (abolition du système des corporations qui avait porté un coup rude à la production artisanale) voulut relancer l’artisanat et les savoir-faire ancestraux, pensa à la création d’une institution muséale pour la sauvegarde de ces derniers.

En vue de la constitution du fond, des expositions d’Art musulman eurent lieu dont deux très importantes qui mirent en valeur des œuvres de très haut niveau : celle préfacée par G. Marçais 1905, qui eut lieu au musée des Antiquités, et celle de 1924, préfacée par Berque qui s’est tenue à la Medersa Franco musulmane d’Alger, inaugurée en 1903.

Des pièces exceptionnelles y furent exposées dont certaines appartenaient au privé.

Les concours du meilleur ouvrier de France contribuèrent à l’enrichissement du futur fond.

Des noms illustres de l’artisanat algériens trouvèrent leur place dans le futur musée qui fut inauguré en 1961 et auquel ensuite le gouvernement algérien lui donna ses lettres de noblesse en l’érigeant musée National des Arts et Traditions Populaires en 1987.
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